institut de lavignyDans l’accompagnement et dans la formation des personnes accueillies en institution, avant leur aspect proprement religieux,  – c’est-à-dire la célébration en actes et en paroles d’une réalité reconnue comme absolue et ultime (par ailleurs, parler de Dieu est justement refuser de reconnaître une réalité autre qu’absolue comme absolue et ultime) -, nous devons d’abord relever la dimension et la fonction pédagogiques (ou éducatives) et philosophiques (ou théologiques) des pratiques religieuses. Je défends donc en tant qu’aumônier une pratique contrôlée et consciemment réfléchie, d’abord et aussi pour des raisons pédagogiques et éducatives. Les fêtes chrétiennes nous offrent une pratique dans une telle perspective, une structuration dans le temps, l’espace et l’esprit des questions ultimes issues de la confrontation avec la vie et la mort, le bonheur, le malheur et la souffrance, la justice, l’injustice, les conflits et la paix, l’origine et l’au-delà, finalement des pistes pour scruter le sens de la vie.

Tableau des fêtes telles que célébrées à l’Institution de Lavigny (pdf)

Armin Kressmann 2012